Test : Until Dawn

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Le genre survival-horror a connu ses grandes heures de gloire sur Playstation avec notamment les premiers épisodes de Resident Evil et Silent Hill. Les années 2000 ont accouché de quelques bons tels que Dead Space, Amnesia et Outlast. La plupart de ces jeux puisent leurs inspirations dans le cinéma. Le studio Supermassive Games a voulu encore plus rapproché ces deux univers à travers le jeu Until Dawn, sorti le 26 août dernier. Le jeu mélange le gameplay d’un Heavy Rain aux codes du cinéma d’horreur et du film de slasher. Formule gagnante ou pétard mouillé ? Réponse plus bas.

Jeu envoyé par l’éditeur

La montagne, ça vous gagne

Précision : J’ai terminé Until Dawn avec ma copine, Melissa. Vous aurez donc nos deux avis sur certains points du jeu où nous ne sommes pas d’accord.

test until dawnComme dans tout bon slasher, il vous faut 8 jeunes qui partent en vacances, ici à la montagne, dans le chalet des parents de l’un d’entre eux. Sam (Hayden Panettiere), Josh (Rami Malek), Mike (Brett Dalton), Jessica, Matt, Emily, Chris et Ashley devront faire face à un étrange inconnu venu pourrir leur séjour. L’histoire est assez classique si on connait un peu le genre de film dont le jeu s’inspire. Pourtant, il arrive à nous surprendre par deux ou trois fois avec de bonnes idées en utilisant comme il faut les codes du genre. Pour ma part, la mise en scène liée au chalet a été quelque chose que j’ai apprécié. Niveau émotions, c’est Melissa qui a été la plus servie. Elle a sursauté un grand nombre de fois que ce soit sur son premier run ou le second. Et c’est cette rejouabilité qui lui a permis de découvrir de nouveaux embranchements grâce au système d’effet papillon. Nos choix ont une réelle incidence sur la suite de notre aventure, on peut même terminer l’aventure sans aucun des protagonistes. Pour avancer dans l’histoire, plusieurs indices sont à retrouver et mis bout à bout, on en apprend plus sur l’intrigue. Une vraie petite enquête à mener.

Papillon de lumière

Là où Until Dawn a eu toute notre attention, c’est sur son ambiance. Le studio anglais a réussi à transposer tout ce qu’il fait un film d’horreur dans un jeu vidéo notamment grâce au système de choix popularisé par Quantic Dream, le studio de David Cage. Le casting est totalement cliché comme le veut la tradition. Chacun d’entre nous, nous nous sommes « attachés » à l’un d’eux et nos choix l’ont démontré. Puis au milieu de tout ça, apparait des phases avec un psychiatre joué par Peter Stormare (Prison Break) où celui-ci nous pose des questions sur nos peurs. Assez déroutant comme moments durant l’aventure. Cependant, Supermassive Games a été intelligent de nous faire jouer à tour de rôle chacun jeune, ce qui a permis de renouveler les intrigues et les points de vue. La musique fait partie intégrante de l’ambiance d’Until Dawn, les morceaux sont en adéquation avec les scènes du jeu, ce qui rend le rend tout très immersif.

Clichés de la discorde

Annoncé en 2012 sur PS3, le jeu est donc finalement sorti sur PS4. Pourtant, on ressent encore les errements de la PS3 avec un aspect graphique correct mais une animation inégale des visages. De même pour les déplacements, ils sont raides comme un bout de bois. La synchronisation labiale est à revoir en VF tout simplement. Comme dit précédemment, les personnages sont des clichés ambulants ce qui peut énerver à certains moments du jeu. Quant à la fin, elle est trop vite expédiée selon nous. On a été surpris que le jeu se termine comme cela.

Until Dawn est la bonne surprise de cette fin d’été 2015 avec un savant mélange entre le survival horror et le gameplay minimaliste, sous forme de série TV. Grâce à un système d’effet papillon, le jeu parvient à proposer une durée de vie plus que correcte (10 à 12h) et une histoire sympa à suivre dans ce genre.

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