Test : RunGunJumpGun (MàJ : version Switch)

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test rungunjumpgun

Derrière ce nom un peu barbare, se trouve le dernier jeu du studio ThirtyThree Games et édité par Gambitious (Zombie Night Terror, Outreach, Xeodrifter…). RunGunJumpGun est un jeu de plateforme en 2D où notre personnage avance tout seul avec deux possibilités : sauter et tirer. Véritable coup de cœur indé du mois d’août, RunGunJumpGun est un trip die & retry sous acide complètement addictif qui fera fondre votre manette. Préparez-vous à mourir beaucoup mais alors beaucoup. Je vous ai dit que vous alliez mourir beaucoup ?

Jeu envoyé par l’éditeur

Un concept simple mais accrocheur

test rungunjumpgunNotre héros court à travers des niveaux horizontaux à défilement automatique, il a juste à s’occuper de sauter et tirer. Dit comme cela, ça semble facile. Au début oui mais les développeurs sont de sacrés masochistes. Ici nul droit à l’erreur, on doit connaitre par cœur chaque niveau pour avancer. Si vous n’avez pas un minimum de skill, la tâche va se révéler assez ardue. Toutefois, la courbe de difficulté progresse dans le bon sens sans trop dégoûter le joueur. De même pour la longueur des niveaux très bien calibrée. A la fin de ces derniers, on sera heureux d’avoir réussi sans se dire qu’on en a trop bavé.

Divisés sur trois planètes dans une galaxie en perdition, plus d’une centaine de niveaux s’enchaînent à un rythme effréné. La première planète aborde les choses en douceur pour ensuite continuer avec des boules de feu, des portes à exploser, des portails qui font passer en héros de bas en haut ou de haut en bas du niveau. ThirtyThree Games s’est fait plaisir dans l’élaboration des designs des niveaux de RGJG. La mort sera votre seul compagnon de route, le jeu vous le rappelle avec l’affichage du nombre de décès à chaque lancement d’une partie. Cependant un détail reste fâcheux dès qu’on meurt. Cette traînée de couleurs façon Nyancat qui nous ramène à chaque début de niveau fatigue énormément les yeux. Avec plus de 1500 morts au compteur, je peux vous dire que mes yeux ont un peu souffert. Qui plus est, on ne peut rien désactiver. Évitez de jouer quand vous êtes crevés.

RunGunJumpGun est  un joli petit jeu en deux dimensions utilisant des couleurs fluo et criardes mais qui donnent un vrai cachet à cet univers galactique. Si au premier abord, le jeu laisse un avis mitigé dû à une difficulté qui semble élevé, la bande-son fera reprendre la manette pour continuer notre chemin. Les pistes électroniques ainsi que les saynettes entre chaque niveau font de RGJG un jeu avec une ambiance particulière. Enfin pour les plus téméraires, chaque niveau regorge d’une dizaine d’Atomiks (petites boules d’énergie) qu’il faut récupérer afin de débloquer les niveaux et un nouveau mode de jeu. En effet, un mode classé pour chaque planète fait son apparition après avoir récupéré un certain nombre de ces objets. Pour un premier run, il faut compter entre 4 et 5 heures de jeu sur votre PC.

Version Switch

Nintendo est clairement en train de devenir la console de salon/portable préférée des indépendants. C’est tout naturellement que RunGunJumpGun vient poser son jetpack dessus. Le jeu est porté sans encombre sur la Switch, on joue avec les gâchettes pour traverser les 120 niveaux. Niveau difficulté, celle-ci monte progressivement sans jamais dégouter le joueur. On regrettera seulement qu’il n’y a pas de nouveaux niveaux pour sa sortie sur Nintendo Switch. Sinon, les mots écrits en 2016 sont toujours d’actualité aujourd’hui. Le jeu est vendu 7.99 euros sur l’eshop.

Pour le prix d’un menu kebab, grandes frite et boisson chez Jean-Mohammed en bas de la rue, vous devriez tester ce RunGunJumpGun qui s’avère être la surprise de cet été 2016 dans la catégorie plateforme hardcore mais trop avec un petit goût d’hallucinogène dans la bouche. Mangez-en.

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