Test : Resident Evil 7 Gold Edition

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Le genre de l’horreur est un genre qui est difficile à vendre que ce soit au cinéma ou dans le jeu vidéo. Au cinéma, on a beaucoup de navets et dans le jeu vidéo, les éditeurs sont de plus en plus frileux. Heureusement, Capcom est de retour avec une vraie prise de risque en la personne de Resident Evil 7. Vue FPS (compatible VR), peu de munitions et ambiance oppressante, on détaille tout cela dans le test de Resident Evil 7 Gold Edition.

Retour aux sources

Début 2005, Capcom commençait à prendre le chemin de l’action avec Resident Evil 4. L’épisode avec Leon S Kennedy s’avérait être un bon cru. Sauf que Capcom était partie pour s’engouffrer dans la brèche avec Resident Evil 5 et 6. Ces deux derniers volets ont reçu un accueil mitigé dû à une orientation beaucoup trop action et moins centré sur l’horreur. Resident Evil 7 devait alors corriger la donne en se réappropriant le genre. Fini le TPS, bienvenue à la vue FPS qui rend la tension beaucoup plus palpable. Exit aussi tout le background Umbrella et compagnie pour laisser place à la recherche de la fiancée perdue. En effet, on incarne Ethan qui part à la recherche de Mia, sa petite amie près de la ville de Dulvey en Louisane. Il retrouve sa trace dans une ferme où la famille Baker vit. Il va vite se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans le domaine familial. Mia est prisonnière, il la libère mais voit que sa fiancée n’est pas elle-même. Elle finit par lui sauter dessus, le visage empli de rage. Ethan va devoir comprendre ce qu’il s’est passé durant tout ce temps.

Test Resident Evil 7 Gold Edition Resident Evil 7 se rapproche plus d’une histoire de tueurs en série que d’un gros blockbuster malgré une deuxième partie différente. Heureusement, il ne tombe jamais dans le nanard. On y retrouve plusieurs références au cinéma (Massacre à la tronçonneuse en tête) et jeux vidéo (Outlast). Ethan doit alors s’échapper de la maison des Baker. Cette dernière est immense et remplie d’énigmes, ce qui montre un souhait de retour aux sources de la part de Capcom. On y retrouve aussi les ingrédients de la série avec les armes à feu, les pièces où l’on sauvegarde, les objets à confectionner. Mais c’est surtout l’ambiance qui a changé. Même si on parle d’horreur, il serait plus judicieux d’employer le terme d’angoisse. Car Resident Evil 7 joue beaucoup sur ce que l’on ne voit pas. Les éclairages, les sons, les détails apportés aux décors, tout est fait pour que l’on ne sent pas à l’aise. Ce sentiment s’estompe dès que l’arsenal devient plus important. On n’a plus vraiment peur étant armé de notre lance-flamme ou lance-grenade. Dommage car le début du jeu est saisissant, d’autant plus en VR. Heureusement le rythme du jeu est bien équilibré entre exploration, action et boss. Ces derniers ne sont pas les plus convaincants de la série.

Une aventure angoissante

Le périple d’Ethan peut se terminer en une douzaine d’heure, ce qui en fait un jeu plutôt correct pour le genre. Pas mal de choses sont à collecter comme des pièces ou des figurines. Des VHS sont aussi à récupérer, ces dernières permettent de jouer des flashbacks concernant la famille de fou. Bien entendu avec l’édition Gold, on a accès aux différents DLC. Les premiers DLC que sont les vidéos interdites Vol.1 et Vol.2 sont plutôt légers en termes de contenu contrairement à End Of Zeo et Not A Hero. Le premier raconte une histoire sur la sœur de Mia, Zoe et le second se passe directement après la fin du jeu où on retrouve Chris Redfield nettoyant le reste de la zone des événements. Enfin, le jeu est entièrement jouable en VR ce qui décuple les émotions. On est au plus près de ces fous et leurs histoires sordides.

Esquivé au début de l’année 2017, j’ai pu rattraper mon retard avec Resident Evil 7 Gold Edition en décembre dernier. Je me joins aux retours positifs et confirme que Resident Evil 7 est une belle surprise pour une série qui avait besoin d’une telle fraîcheur. Qui plus est, le plaisir et la frayeur sont à leur paroxysme en VR. Capcom fait enfin évoluer la franchise dans le bon sens. Espérons que cela continue.

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