Test : Nioh

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Test Nioh

Arlésienne : chose ou événement dont on parle souvent, qu’on attend, mais qui n’aboutit pas, ne se produit pas ou ne vient jamais. Mais que ne fut pas notre surprise quand on vit arriver trois jeux annoncés depuis des lustres, sortir en l’espace de quatre mois. Ces trois jeux sont Final Fantasy XV, The Last Guardian et Nioh. C’est ce dernier qui va nous intéresser aujourd’hui dans les colonnes du blog. Attention chérie, ça va trancher !

Jeu envoyé par l’éditeur

Un anglais au Japon

Si Nioh était considéré comme une arlésienne jusque-là, c’est que le projet initial avait été annoncé en 2004 par Koei avant que le jeu tombe dans l’oubli. C’est seulement en 2010 que la Team Ninja reprit le flambeau et qu’il fut réintroduit au TGS 2015. Trêve de bavardage, passons aux choses sérieuses.

Test NiohA l’époque, les développeurs japonais se sont inspirés de la tendance du moment qui n’est autre que la saga des Souls. Heureusement, ils ont apporté leur touche et accouchent d’un jeu beaucoup plus dynamique et viscéral que ses paires. C’est cela qui m’a plu dans Nioh. Le jeu nous projette dans la peau de William Adams, premier samouraï anglais se dirigeant vers le Japon en 1600. En effet, notre héros tente de récupérer un esprit protecteur qui lui a été volé par le grand méchant du jeu, Edward Kelley. Le scénario est simpliste mais sympathique à suivre. On rencontrera plusieurs personnages au charisme bien présent, tout le contraire malheureusement de notre cher Williams. Cependant, Nioh propose un univers riche où se mêle Yokai (démon du folklore japonais) et figures historiques du Japon ayant vraiment existé. A la différence des Souls, Nioh propose de voyager de région en région où les missions principales et secondaires sont réparties tout au long de l’aventure. Les niveaux sont variés et proposent à tour de rôle de visiter des palais féodaux ou encore un village en flamme. Pour ma part, il m’aura fallu 81 heures pour terminer Nioh en laissant deux missions annexes de côté. Cependant tout dépendra de la manière de jouer et de l’aisance sur ce type de jeu. Car Nioh ne laisse pas le hasard rentrer en ligne de compte, l’erreur viendra toujours du joueur et non du jeu. Le challenge est conséquent pour un non initié mais pas insurmontable et frustrant.

Kusarigama, qu’est-ce que c’est ?

Avant Nioh, la Team Ninja est d’abord responsable des franchises Ninja Gaiden et Dead OrTest Nioh Alive. Ici, on retrouve le dynamisme de Ninja Gaiden dans le gameplay. Vif, percutant, tranchant, la jouabilité de Nioh est fulgurante et c’est ici qu’il se démarque réellement des Souls. Au départ, on aura le choix entre cinq armes : katana, double katana, hache, lance et kusarigama. Chacune d’entre elles permet d’apprécier un gameplay différent. A titre d’exemple, le katana est plutôt équilibré alors que la hache est lourde mais fera de sacrés dégâts. De plus, on a aussi la possibilité de choisir 4 postures (haut, moyen, bas et fourreau) qui détermineront la force de nos coups. Nioh se joue alors de différentes manières où chaque arme devra être maîtrisée et améliorée grâce à la dépense de points dans un arbre de compétence. D’autre part, notre héros peut porter deux armes de mêlée et deux armes de portée (fusil, arc, canon) ainsi qu’un total de huit items. Et du loot, il y en a dans Nioh et pas qu’un peu. Arrivant jusqu’à même m’en dégoûter tant le nombre de choses récoltées est ahurissant. Il me sera arrivé plusieurs fois de tout dégager au sanctuaire au profit d’amritas, ces sphères d’énergie glanées à travers mes combats contre les yokai, qui permettent de monter mes statistiques. Comme tout bon Action-RPG, Nioh se pare d’un éventail de caractéristiques à faire évoluer en fonction de notre manière de jouer. Bien entendu, si vous mourez, vous perdez tous vos amritas. Autre caractéristique du gameplay de Nioh, c’est le Ki qui n’est d’autre que l’endurance de notre héros. Cette dernière est à surveiller car s’épuisant tout au long de nos coups. L’impulsion de Ki vient nous sauver en appuyant sur R1 à la fin d’un combo. Cette technique permet alors de récupérer plus rapidement. Attention tout de même de ne pas trop bloquer les coups sous peine de voir sa garde volée en éclat et sa jauge de Ki au plus bas. Le timing est aussi un élément à prendre en compte pour réaliser des contre-attaques performantes. Les duels peuvent alors tourner à notre avantage si on appuie au bon moment. Enfin, Williams Adams peut aussi compter sur des pouvoirs à base d’éléments naturels comme l’eau ou le feu ainsi qu’un esprit protecteur permettant d’être invincible durant quelques instants. Ceux-ci ne seront pas de trop face aux monstres du jeu ainsi qu’aux boss. Dans l’ensemble, les boss ne sont pas trop difficiles et peu inspirés à part deux trois exceptions. Une petite déception de ce côté.

Technique de ninja

Seul ou accompagné, Nioh propose un mode coopération avec un ami ou une personne aléatoire. La coop peut être lancée directement depuis l’intérieur d’une mission ou bien depuis la carte du jeu à partir du Tori. Durant mes différentes sessions en ligne, aucun souci n’est à déplorer. Le matchmaking marche parfaitement et les temps de chargements sont des plus courts. Côté paramètre graphique, Nioh propose trois modes de jeu : mode action 60 FPS, mode résolution / 30 FPS et un mode variable. Selon moi, il faut privilégier la fluidité à la résolution malgré que le jeu ayant le popotin entre deux générations de consoles. Car oui graphiquement, Nioh est correct sans plus. Il est sauvé par son univers et son type de direction artistique qu’on n’avait pas vu depuis un moment dans le jeu vidéo. Le jeu de la Team Ninja est proposé en VOSTFR ce qui rend le tout plus crédible grâce aux doublages japonais et aux magnifiques musiques sublimant les scènes de Nioh.

Pour un joueur n’ayant pas encore terminé Bloodborne et touché un Souls, Nioh s’apparentait à une montagne infranchissable. Mais que ne fût pas ma surprise durant les premières heures de ce périple, je ne puis que lâcher la manette 80 heures plus tard. Un gameplay exigeant aux petits oignons, un univers folklorique japonais au diapason et du contenu à revendre, je tenais là un des meilleurs jeux de ce début 2017. Merci Nioh.

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