Test : Need For Speed

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test need for speed

Si Need For Speed a pris différents partis au cours des années avec des courses de rue, en circuits ou encore à travers un scénario plus prononcé que d’habitude, il y a un élément que les fans souhaitaient revoir à tout prix : la customisation. Cette version 2015 sobrement intitulée Need For Speed tente de revenir aux sources de l’ère PS2. Pari réussi ou carambolage assuré ?

On ne téléphone pas en conduisant

« Ouai machin, rejoins moi au dïner, on va parler de choses inutiles ». Excusez-moi, je répondais à mon pote. On arrive à Ventura Bay, ville fictive où l’action de ce Need For Speed se déroulera. Les développeurs de Ghost Games ont pioché dans les anciens jeux de la licence pour pondre cette ville morte. Oui car à part deux à trois voitures et un flic très rarement, on ne croisera pas souvent quelqu’un. Pour cela, le jeu oblige à jouer tout le temps connecté. Les autres joueurs sont alors dans notre partie à vaquer à leurs occupations ou à juste apparaître devant notre tronche en pleine course. Si ce n’était que ça mais non, il y a un élément qui détruit à lui tout seul le jeu : CE PUTAIN DE TELEPHONE PORTABLE DE MERDE !!! J’avais du mal à y croire en lisant la plupart des tests qu’un simple téléphone puisse faire chier autant et je pèse mes mots. C’est juste infernal. A peine on arrive dans notre garage qu’on a déjà trois appels en moins de 5 minutes. Encore mieux, le PNJ qui nous appelle en pleine course alors qu’on est avec lui. Ce jeu est aberrant tout simplement. On ne parlera pas du scénario qui est chiant au possible avec des acteurs dignes des pires séries B qui existent.

Drift ou grip

Need For Speed a toujours tendu à l’arcade avec quelques écarts de route avec les deux Shift. Ici, la recette 2015 propose de régler sa voiture en drift (dérapage) ou grip (qui tient à la route). Entre la savonnette ou le tank, il faudra choisir les bons réglages pour les différents types d’épreuves. Le marketing d’EA nous a fait croire qu’il y avait cinq styles de conduite, il n’en est rien. En réalité, on se retrouve avec trois types de courses : sprint, contre la montre et drift. Le jeu devient alors très redondant que ce soit dans les missions principales ou secondaires. Le online est inutile au possible car il sert seulement à rejouer ces mêmes courses et d’établir un classement en ligne. Quant à la conduite, elle est assez simple prendre en main. La véritable seule difficulté dans les courses, c’est de ne pas se prendre un mur à plus de 300 km/h. Il m’est même arrivé de me planter, d’atterrir à la dernière place et de remonter tous mes concurrents pour terminer premier lors de certaines courses. La difficulté du titre est très mal dosée. Et ce ne sont pas les flics qui diront le contraire. Côté personnalisation, on se retrouve avec la possibilité seulement de collectionner 5 voitures mais on n’utilisera peut-être que deux voitures personnalisées maximum pour remporter les victoires. L’outil de personnalisation semblait très riche durant la bêta. Au final, il reste incomplet car certaines pièces ne peuvent être installées sur certaines voitures. On regrettera aussi le placement de produits pour la marque Porsche qui arrive à placer plusieurs voitures dans le garage. De même pour les boissons Monster omniprésentes dans les cinématiques.

Sous le capot

Heureusement les voitures sont bien modélisées. Les modifications apportées à ces dernières les rendent d’autant plus belles. Cependant, les décors de Ventura Bay sont inégaux avec ce phénomène d’apparition au dernier moment (popping) qui est inégaux. Dans l’ensemble graphiquement, ce Need For Speed s’en tire plutôt bien avec des reflets saisissants sur les carrosseries et la route grâce notamment au fait que la ville soit plongée dans la nuit constamment. Un cycle jour/nuit aurait été très sympa pour admirer nos bolides pimpés. La partie sonore est une déception à part pour les bruits des moteurs. Pour le reste, la VF est très mal choisie avec des voix de pré-pubères et une bande-son un peu trop dancefloor pour ma part. Reste une durée de vie des plus correctes entre 15 et 20h pour terminer le jeu.

Need For Speed a voulu piocher dans les épisodes Underground et Most Wanted pour sa mouture 2015. Ghost Games s’est littéralement planter avec cet épisode. Un contenu ultra répétitif avec un téléphone des plus emmerdants au monde. C’est pire que du démarchage téléphonique. Une customisation limitée. La police est inexistante au possible et les concurrents complètements à la rue. Il reste juste la conduite qui est intéressante dès qu’on débloque les voitures qu’il faut. Electronic Arts devrait laisser la licence Need For Speed sur le bas-côté pendant un moment avant de repartir sur les routes vidéoludiques. Passez votre chemin.

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