Test : Horizon Zero Dawn

test horizon zero dawn

Sony et sa Playstation 4 dominent le marché du jeu vidéo avec plus de 50 millions de machines vendues. Bien entendu, il faut alimenter la console et en ce début 2017, Playstation fait très fort avec pas moins de cinq exclus à ce jour : Gravity Rush 2, Yakuzo 0, Nioh, Horizon Zero Dawn et Nier Automata. Celui qui va nous intéresser n’est d’autre qu’Horizon Zero Dawn sorti le 1er mars dernier. Nouvelle licence pour le studio Guerilla, que vaut réellement l’exclusivité inédite de la PS4 ?

Jeu envoyé par l’éditeur

Quand la nature rencontre la robotique

test horizon zero dawnGuerilla est connu pour avoir donné vie à la franchise Killzone. Présent dès le lancement de la PS4 avec Killzone Shadow Fall, Guerilla préparait aussi un autre projet en secret : Horizon Zero Dawn. Véritable tournant dans la vie du studio passant d’un FPS assez couloir à un monde ouvert en TPS, Horizon Zero Dawn pris au total 6 ans de conception au studio néerlandais. Horizon Zero Dawn dépeint un univers post post-apocalyptique où les machines ont pris le pouvoir et où les hommes sont retournés à l’âge de pierre. On y incarne Aloy, une jeune paria élevée aussi par un paria, Rost, exclu de son ancienne tribu pour un crime dont on ne sait rien. Véritable figure paternel pour la jeune femme, cette dernière souhaite en découvrir plus sur son passé et souhaite intégrer par la suite cette fameuse tribu. Le scénario d’Horizon Zero Dawn est divisé en deux axes. D’un côté, le passé d’Aloy et le fait de savoir ce qui s’est passé sur Terre et de l’autre, les relations entre les différentes tribus avec plusieurs événements. Pour être honnête, le passé d’Aloy est plus intéressant à explorer que les missions pour les tribus. Cependant, la narration est un des points faibles du jeu. Si l’histoire est sympathique à suivre, la façon dont elle est racontée est complètement ratée. Les dialogues sont insipides et on les passe volontairement pour continuer notre quête.

Heureusement pour nous et pour lui, HZD a un univers assez incroyable mêlant nature et robotique. Le monde que l’on connait a été dévasté par les machines qui ont pris subitement le contrôle. La nature a elle aussi repris son droit comme l’atteste les immeubles recouverts de verdure. Les artistes de Guerilla se sont fait plaisir pour construire le monde d’Horizon Zero Dawn. Les robots inspirés d’animaux existants ou non sont tout à fait originaux, il arrive même de s’arrêter pour les contempler et observer leurs comportements. Le moteur graphique Decima rend le tout assez époustouflant avec des couleurs resplendissantes de jour comme de nuit malgré un cycle jour/nuit bien trop abrupte. On salive déjà de ce que fera Hideo Kojima avec ce moteur pour son jeu Death Stranding.

Déjà vu et revu

Cependant tout n’est pas rose dans Horizon Zero Dawn. N’ayant pas suivi de bout entest horizon zero dawn bout la campagne de communication du jeu pour éviter le spoil, je m’étais bien gardé de savoir quel type de gameplay nous allions retrouvé dans HZD. En effet, Aloy dispose d’un arc et de flèches mais surtout de pièges de différentes natures pour chasser du robot. Que ce soit de feu, d’explosif ou de gel, chaque arme doit être utilisée en ayant en tête les faiblesses de nos adversaires. On appellera cela le gameplay de la chasse. Chaque robot peut être vaincu en visant des parties précises de son anatomie, plutôt créatif comme procédé. Sauf que pour obtenir ces munitions, il va falloir crafter et encore crafter. Et c’est ici que le bât blesse. Le craft est tout bonnement un copier-coller de celui de la série Far Cry à partir du troisième épisode. On ramasse pléthore de chose pour fabriquer de nouvelles munitions ou potions. Là où le jeu me déçoit encore plus, c’est dans son système « d’infiltration » avec ses hautes herbes bien présentes. Coucou Shadow of Mordor et Assassin’s Creed. Mais reste aussi un système de combat contre les humains complètement foiré. Pourrait-on avoir simplement un simple lock sur les ennemis ? Combien de fois m’est-il arrivé de frapper dans le vent face à l’IA. Pour résumé, si on a joué aux gros titres de ces dernières années, le gameplay d’Horizon Zero Dawn est pauvre en nouveautés. Action RPG oblige, un arbre de compétence est de la partie avec trois branches : action, infiltration et exploration.  Les points se gagnent en terminant les quêtes principales et secondaires. Si les quêtes principales suivent la trame principale (bien vu Sherlock), les quêtes secondaires sont des plus rébarbatives et inintéressantes. Va me chercher mon arc, va retrouver untel ou apporte 5 lapins à Jeanine seront le lot des missions annexes de Horizon Zero Dawn. Concernant les quêtes principales, Guerilla s’est inspiré de The Witcher 3 ou des Batman Arkham au choix pour le suivi d’informations d’une mission. Ce premier run a été effectué en une trentaine d’heures en réalisant une dizaine de missions secondaires. Une durée plus que satisfaisante pour un open-world de cette taille.

La déception

Horizon Zero Dawn était plus qu’attendu au tournant par les joueurs et la presse spécialisée. Encensée par cette dernière, mon expérience sur ce jeu s’est révélée être une vraie déception. Malgré un univers unique, le gameplay très classique du titre m’a complètement sorti d’Horizon Zero Dawn. Les visages quasi inexpressifs, sortant tout droit du musée Grévin, n’ont fait qu’accroitre ce sentiment. Malgré un thème musical plutôt joli, ce dernier m’a gonflé à chaque ouverture d’inventaire ou autre.

Horizon Zero Dawn va rejoindre Uncharted 4 A Thief End’s dans la catégorie des jeux très beaux mais n’ayant réellement rien à dire dans le propos. Horizon Zero Dawn comporte quand même quelques points positifs comme son univers et son gameplay côté chasse. Néanmoins, cela ne permettra pas au titre de Guerilla de laisser un souvenir indélébile aux joueurs, en fin du moins pour ma part.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *