Test : Homefront The Revolution

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test homefront the revolution

Le monde ouvert est devenu le nouveau leitmotiv des développeurs et éditeurs de jeux vidéo. Ce type de jeu est mis à toutes les sauces depuis le succès de la série des GTA. Jeu d’action, jeu de voiture, jeu de tir, chaque catégorie tente d’adapter le monde ouvert à sa sauce. Sauf que voilà, il y en a qui tente et se casse les dents, c’est le cas d’Homefront The Revolution. Voici les raisons d’un fiasco annoncé dans le test suivant.

Jeu envoyé par l’éditeur

Récit d’un naufrage

En 2011, feu THQ avec l’aide Kaos Studio à la baguette. Le jeu est alors accueilli moyennent par la presse mais se vendra à plus de deux millions selon Wikipedia. Il n’en fallait pas moins à Deep Silver pour mettre en marche une suite sous la houlette de Dambuster Studios. Le développement d’Homefront The Revolution est chaotique. D’abord, entre les mains de Crytek, il arrive entre les mains d’anciens de Free Radical Design en 2014 pour accoucher du jeu qu’on connait aujourd’hui. Pourquoi je vous parle de l’historique de la conception ? Parce qu’Homefront The Revolution en est le fruit et le témoin d’un développement tumultueux. Des freezes, des bugs, un retard de 4 ans sur un concept vu et revu (le monde ouvert façon Far Cry 3), un non-plaisir de jeu. Il est clairement l’exemple des erreurs à ne pas faire quand on crée un jeu vidéo. Et pourtant il y a quelques bonnes idées.

Tout commence, en nous mettant dans la peau d’un personnage dont j’ai oublié le nom qui se joint à la révolution. Les USA sont sous le joug de l’ennemi coréen, on se trouve plus précisément à Philadelphie pour rencontrer Walker, l’homme qui soi-disant fera soulever le pays contre l’opposant. Ce dernier se retrouve en arrière-plan et c’est à nous de mener les actions et autres missions. Le scénario est des plus classiques et nanardesque. On zappe volontairement les dialogues des personnages, on veut de l’action.

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Sans saveur

Homefront The Revolution reprend le système de personnalisation découvert dans Crysis, une très bonne idée qui permet de varier le gameplay, enfin sur le papier. En réalité, les armes sont tout bonnement instables malgré le rajout d’accessoires sensé stabiliser la visée. C’est pratiquement injouable et on ne peut porter que deux armes à la fois. Il est aussi possible de concevoir nos grenades, bombes et autres gadgets grâce à ce que l’on ramasse sur le terrain. Un peu de crafting en somme. De plus, on se retrouve avec un personnage lent, portant sur ses épaules 15 kilos de matos alors qu’il n’a rien de tout ça. Le gameplay est approximatif comme en atteste encore la conduite en moto. Une vraie tare qui donnerait presque envie de vomir dès qu’on monte sur le destrier mécanique pour aller faire 4578 missions annexes qui jonche notre carte. Du remplissage en veux-tu, en voilà.

Mais s’il n’y avait que cela, ça irait non ? Non, du tout. Le jeu accuse un retard technique d’au moins 3 à 4 ans et n’est pas aidé par une direction artistique terne et sans saveur. On est peut-être à Philadelphie sous la menace asiatique mais les décors sont moches. Et ce n’est pas les deux badauds du fond qui me feront croire à la vie que dégage la ville américaine. Et c’est dommage car l’idée des trois types de quartiers était pas mal. La zone rouge est une zone où la Résistance a commencé à s’installer. On prend quartier par quartier. Ensuite, la zone jaune où il faut se mêler aux individus afin d’éviter les militaires coréens. Le fait de pirater les communications, prendre les avant-postes et remplir d’autres activités, enclin la population à se révolter. Concrètement, une barre se remplit jusqu’à 100% et les personnes nous soutiennent dans notre lutte. Enfin la zone verte est sous le contrôle total de l’ennemi où tous les moyens sont nécessaires pour en découdre.

Pour terminer, le tableau se noircit un peu plus à cause de bugs assez hallucinants. Le premier que j’ai eu, était la disparition de tous les icônes de la carte. Je n’avais plus qu’une seule indication, celle de la mission principale. Heureusement, le problème a été réglé grâce à un patch. Deuxième soucis mais moindre, les PNJ qui parlent en français puis redise la même chose en anglais. C’est arrivé qu’une fois mais ça surprenant surtout en début de jeu. Le plus chiant bug restera sans doute ce micro-freeze de 5 secondes qui intervient dès qu’on quitte le menu de l’armurerie. Cela casse l’immersion et encore plus la dynamique du jeu. On peut encore rajouter les baisses de framerate assez immondes sous la barre des 20 FPS dès qu’il y a trop de choses à l’écran. Je m’arrêterais là mais les bugs sont légions dans Homefront The Revolution.

Quand j’ai vu l’annonce d’Homefront The Revolution, je me suis dit que je garderais un œil dessus. Plus la sortie se rapprochait, plus le pessimisme autour du jeu montait. Je me disais que ça pourrait être un jeu moyen mais avec un certain charme mais en fin de compte, je me suis retrouvé devant un jeu où je n’ai pris aucun plaisir dû à des erreurs indignes pour un jeu vidéo. Encore plus difficile quand on passe derrière un Doom au firmament question gameplay ou même un très appréciable Far Cry 3 en 2007. Homefront The Deception.

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