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Test : Furi

9 août 2016

Il y a des jeux où certains aspects résonnent plus forts que d’autres dans notre for intérieur. Pour DmC Devil May Cry, c’était sa direction artistique. Pour Metal Gear Rising, c’était son gameplay nerveux. Mais alors pour Furi, le dernier jeu du studio français The Game Bakers, quel était cet aspect ? Tout simplement sa musique. Une belle brochette d’artistes de la scène electro/synthwave. Cependant Furi a d’autres qualités que je dois détailler dans les lignes du test qui suit.

Jeu envoyé par l’éditeur

Pleurer ta maman, tu vas

test furiBasé à Montpellier, The Game Bakers en sont à leur cinquième jeu avec Furi. Véritable tournant dans la carrière du studio qui s’est lancé dans la conception dans un boss rush, c’est-à-dire dans un enchaînement d’affrontements de boss en un contre un. Epaulé par le créateur d’Afro Samurai, rien que ça, Furi offre un gameplay nerveux et technique. Pierre angulaire de leur nouveau jeu, la jouabilité de Furi rend hommage au studio Platinum Games réputé pour leur gameplay frénétique et vif. Qui plus est, on doit adapter notre technique à chaque boss (9 au total). Mélangé à du shoot’them up, Furi prend une autre dimension quand il faut éviter les projectiles. Chaque boss est unique que ce soit dans son design, son arène et surtout ses techniques de combat. Furi se renouvelle sans cesse ce qui évite la lassitude.

Cependant, Furi n’est pas à mettre entre toutes les mains. Le jeu du studio français demandera application, skill et dextérité pour appréhender les gardiens. Un boss peut être très bien battu en dix minutes  si on a la bonne technique ou cela peut durer entre 1h et 1 jour pour les moins aguerris. Il est donc conseiller d’analyser les pattern des boss et ne pas se précipiter. Pour récupérer de la vie, deux solutions s’offrent à nous. La première est de tirer sur les boules vertes qui délivreront un item de santé. L’autre solution est de parer au bon moment l’attaque de notre adversaire. Le timing est alors prépondérant dans ces moments.

La manette, tu seras content de poser

Quid du scénario ? Et bien il n’est pas très clair et laisse le joueur sans la moindre indication sur le nom du héros. On commence emprisonné où un gardien nous fait la conversation. Une fois les talons tournés, un homme mystérieux arborant un masque de lapin nous délivre et nous dit que notre seul but est de battre ce gardien afin de s’évader. Entre chaque combat, on déambule jusqu’à la prochaine arène. C’est alors que le personnage masqué narre l’histoire de façon assez cryptique. Le scénario tentera de se révéler sur la fin mais ce n’est pas le point fort du jeu. C’est également de la technique du jeu côté graphismes qui assez pauvre malgré une direction artistique très bien orchestré. Les couleurs choisies donnent un certain cachet au jeu. Furi est alors sublimé par une bande-son composé pour l’occasion par quelques artistes de musique électronique. Carpenter Brut, Danger ou encore The Toxic Avenger font la paire belles aux combats de Furi en insufflant une ambiance électrique.

Disponible sur PS4, Xbox One et PC, Furi est le jeu indé du mois de juillet. Nerveux, technique, artistiquement riche, le dernier né de chez The Game Bakers met à coup sûr les projecteurs sur le studio français. Furi laisse d’ores et déjà son empreinte sur 2016.

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