Concrete Genie, un tableau en demie-teinte
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Test : Concrete Genie, un manque d’inspiration

15 octobre 2019

Playstation a la particularité de proposer diverses aventures dans son catalogue d’exclusivité. Du God of War qui tâche à la pépite indé d’un Journey, la compagnie japonaise tente de prendre des risques parfois payants et d’autres non. Sur cette fin d’année, le studio Pixelopus dévoile Concrete Genie, un jeu à la troisième personne où un jeune garçon se prénommant Ash doit redonner ses couleurs à la ville de Denska grâce à son pinceau magique. Tableau de maître ou croûte sans âme pour Concrete Genie ?

Pollution visuelle

Denska doit retrouver ses couleurs sous le pinceau magique d'AshDenska est recouverte d’une pollution qui recouvre les murs de la ville. Ash, petit garçon imaginatif, fait travailler sa créativité en dessinant tout un tas de choses dans son cahier. Embêté par les autres enfants de la cité, il va se rendre dans le phare où il va trouver le pinceau magique et se verra confier la mission suivante : donner un nouvel éclat à la ville portuaire de Denska. Grâce à cet outil, il va pouvoir créer des génies qui vont l’aider dans sa quête colorée. Il pourra aussi compter sur une palette qu’il devra complémenter en récupérant les éléments tels qu’un soleil, des arbres, des pommes ou encore des arcs en ciel par exemple pour peindre les murs de la ville.

Concrete Genie ne laisse pas tellement le choix au joueur dans la façon de dessiner ces éléments. On sélectionne l’item puis grâce au mouvement gyroscopique de la manette, on le dessine. Dessiner au gyroscope n’est pas la chose la plus simple la première fois mais on s’y fait vite. La créativité est très limitée et s’adressera plus à des enfants qu’à des personnes en recherche d’inventivité. Cela fait un peu penser à Marc Ecko’s Getting Up pour les connaisseurs. Quelques puzzles sont à notifier durant l’aventure mais rien de très difficile si on regarde bien tout autour de soi. Le challenge n’est clairement pas présent dans Concrete Genie.

Pour agrémenter la partie peinture du titre, Pixelopus permet à son héros de grimper sur les toits et de s’infiltrer très légèrement pour éviter les mécréants. Car les autres enfants veulent mener la vie dure à Ash. Ces derniers ne sont pas très intelligents et perdent facilement le jeune garçon de leur champ de vision. Là encore, le défi est inexistant. S’en suit alors un gameplay des plus classiques à base de sauts et d’escalade automatique. Quelques petits ajouts se feront sur la toute fin de l’aventure mais rien de révolutionnaire pour le genre du TPS.

Palette fade

Malgré une aventure très ordinaire dans son gameplay, Concrete Genie sauve les meubles avec une direction artistique mignonne et des animations des personnages très bien réalisées. Que ceLes génies vous viendront en aide dans Concrete Genie soit les humains ou les génies, leur direction artistique se rapproche beaucoup du stop motion. Les visages et expressions sont réussis pour donner tout son charme au jeu. Quant aux environnements, ils sont assez banaux mais s’illuminent dès qu’ils sont recouverts de peinture magique. Denska avait vraiment besoin d’un coup de pinceau.

Heureusement la caméra se laisse bien apprivoiser pour admirer nos travaux au travers de la ville portuaire. La musique n’est pas marquante, reste une version française de qualité avec des voix qu’on n’entend pas tous les jours. Concrete Genie se terminera en 5 ou 6 heures et se voit rajouter un mode PSVR anecdotique d’après les retours.

Concrete Genie est un jeu gentillet et c’est tout. Il n’a pas la prétention de venir jouer les gros bras dans cette période de recrudescence. Il faut le considérer comme une bulle d’un après-midi. Cependant, il aurait pu travailler son propos et son gameplay afin d’offrir une expérience plus solide.

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