Test : Batman Arkham Knight

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Il y a un an, Batman fêtait ses 75 ans. Traversant les âges sans perdre une ride et se diversifiant sans cesse dans n’importe quel média, Batman se devait de clore la trilogie qu’il avait entamé avec Arkham Asylum en 2007. A l’œuvre pendant 4 ans, Rocksteady livre son ultime bébé avec Batman Arkham Knight le 23 juin dernier. Après trois reports, sommes-nous en face de la conclusion tant attendue du Chevalier noir ?

Gotham City a peur

test batman arkham knightSi on pouvait visiter l’Asile d’Arkham et un quartier hautement sécurisé de Gotham dans les épisodes précédents, on pensait surtout à se déplacer librement dans Gotham City un jour. C’est chose faite avec Batman Arkham Knight où Rocksteady nous permet de découvrir trois îles connectés qui forment la cité de Bruce Wayne. Chaque île a son ambiance particulière tout en mêlant l’architecture gothique et les néons des bâtiments. La direction artistique est tout bonnement excellente, on passe d’une atmosphère à l’autre sans sourciller.

Sauf que la tranquillité est de courte durée comme le démontre l’introduction du jeu. On est assez vite dans le bain et on découvre le projet de l’Epouvantail pour la ville. Gotham est vidé de ses habitants, les rues sont prises d’assaut par les gangs et vilains comme Double-Face ou Le Pingouin. La vraie menace reste l’Epouvantail accompagné d’un nouveau venu, l’Arkham Knight. Ce personnage veut voir le Chevalier Noir six pieds sous terre et fera tout pour qu’il s’y retrouve. Point négatif de Batman Arkham Asylum et City, le scénario est ici soigné, mature et surtout avec quelques rebondissements que l’on ne voit pas venir. C’est un vrai plaisir à voir comment les pièces du puzzle s’assemblent et délivre une maîtrise narrative sur le thème de la peur pour un jeu vidéo. On peut y voir quelques inspirations des films de Christopher Nolan et notamment des connexions avec les anciens jeux même Arkham Origins, développé par Warner Bros Montréal.

A n’importe quel coin de rue, la bagarre attend mais aussi les missions secondaires dont certains méchants sont sous-exploités encore une fois comme Double-Face. Ces missions s’avèrent prenantes dans le bon sens et dans le mauvais sens du terme. La quête d’un meurtrier fan d’opéra permet de mettre en avant le fameux mode détective. Cependant, les énigmes de l’Homme-Mystère sont beaucoup moins inspirées qu’auparavant. Pour preuve, les courses sous-terraines sont d’une nullité implacable. Qui plus est pour voir la fin du jeu, il faudra récolter/résoudre les 243 énigmes.

L’homme et la machine

Les deux premiers jeux Batman par Rocksteady ont établi un gameplay reconnu de tous. Certains jeux ont même copié ce gameplay sans jamais arriver au niveau du studio anglais. Ayant déjà une base solide, les développeurs ont rajouté des améliorations et animations à Batman. Le héros de Bob Kane peut désormais utiliser l’environnement pour venir à bout de ses opposants. On retrouve aussi des gadgets bien connus comme le grappin ou les bombes givrantes. Tout l’arsenal a été amélioré, permettant de l’utiliser en plein vol par exemple.

Souhaité par Rocksteady et les fans depuis un moment, la Batmobile fait enfin son apparition dans l’univers d’Arkham. Batman a connu différentes Batmobiles pendant 75 ans. Ici, la voiture crée par Lucius Fox, est capable de se transformer en tank. Batman se retrouve aux commandes d’un vrai char d’assaut, équipé de missiles et mitrailleuses pour faire face à la milice de l’Arkham Knight. Si le gameplay est jouissif une fois la voiture transformée, il en reste approximatif dans les séquences de course. Un temps d’adaptation est nécessaire pour maitriser cette Batmobile. On ne peut pas se passer de la voiture dans la trame principale, l’overdose de Batmobile n’est jamais très loin.

Bas les masques

Le studio anglais a toujours pris soin d’instaurer à chaque jeu Batman une ambiance unique. Le pari est encore une fois remporté avec Arkham Knight et le contraste qu’il existe entre les trois îles qui forment Gotham City. De plus, le jeu tourne sous une version améliorée de l’Unreal Engine 3 et offre des détails assez impressionnants comme le ruissellement de la pluie sur la cape de Batman ou encore les néons de la ville. La technique sert une mise en scène explosive et bluffante, agrémenté des musiques de Nick Arundel et David Buckley. Les deux musiciens ont réussi à s’imprégner de Gotham City et de son histoire pour livrer une bande-son précise et haletante. Seule ombre noire au tableau, quelques bugs peuvent survenir mais rien de méchant comparé à la version PC.

Batman Arkham Knight offre une vraie fin à la trilogie débutée par Rocksteady il y a 8 ans. Si quelques touches négatives subsistent, le résultat de cette aventure n’en reste pas moins la meilleure à ce jour. Pour résumé, Batman Arkham Knight est le plus grand jeu de super-héros du moment et pour  les quelques années à venir. Merci Rocksteady.

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