Coup de coeur : Nier Automata

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Cela fait quelques années que les productions japonaises vidéoludiques sont en déclin. La fougue des années de la PS2 a disparu pour laisser place à des jeux de moyenne qualité. Cependant, en ce premier trimestre 2017, plusieurs titres de qualité ont fait leur apparition dans nos contrées. En vrac, on a eu Gravity Rush 2, Nioh, Yakuza 0, Persona 5, Resident Evil 7 et puis surtout Nier Automata. Complètement vierge de la série, j’ai pris le parti de croire à la participation de Platinum Games au projet et non en son réalisateur Yoko Taro. Récit de mon coup de cœur du mois de mars.

Vision d’auteur

Dans la cour des triples A, on a souvent à faire des productions avec une vision globale ayant été proposée à l’ensemble des développeurs d’un projet. Cependant, il existe des « auteurs » sur des gros jeux. Le premier qui me vient à l’esprit est Hideo Kojima, le créateur de la franchise Metal Gear. Soutenu par Konami jusqu’au laborieux MGS V The Phantom Pain, Kojima a toujours pu partager sa vision à travers ses jeux. Côté indépendant, je pense aussi à Phil Fish, le papa de Fez, qui est allé au bout de ses envies. Même si on peut associer facilement ces deux auteurs à leurs jeux, il faut reconnaître qu’il n’y a pas encore assez d’auteurs dans le jeu vidéo qu’il n’y en a dans le cinéma. Toutefois, j’ai découvert Yoko Taro, le génial créateur de Nier et Nier Automata grâce à son dernier jeu.

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Nier Automata est simplement mon coup de cœur de ce début d’année. Il arrive à faire la synthèse entre le monde des blockbusters et celui de l’indé. D’un côté, on a le spectacle avec les fabuleux combats mis en scène par Platinum Games et de l’autre, une vision originale d’un auteur aux mille idées. Résumer Nier Automata est plutôt difficile pour en parler à un néophyte. Il y a plusieurs lectures, plusieurs questionnement philosophiques mais c’est ce qui fait le charme du jeu. Le gameplay est aussi un des atouts de Nier Automata. Comme dit dans un précédent billet, le changement d’angle de caméra est peut-être un détail dit comme cela mais en jeu, cela change la donne. On passe de la 3D à de la 2,5D en un rien de temps. On arrive aussi à faire shoot them up, trip rétro assuré. En termes de variété de gameplay, Nier Automata est une pépite. S’il devait avoir un reproche qui n’en est pas un, c’est de devoir faire trois run pour connaitre le fin mot de l’histoire. Mais il faut savoir que ces trois parties diffèrent les unes des autres.

Nier Automata est le bon exemple que l’on peut marier gros jeu et vision d’auteur cependant, il est encore trop rare comme l’ont été les Metal Gear. J’attends maintenant le prochain projet de Yoko Taro. Ah oui, écoutez l’OST de Nier Automata, elle est fabuleuse. Je ne le répéterais jamais assez.

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